Guinée Équatoriale : Toute proche de l’équilibre budgétaire...
Dernière mise à jours il y'a 1 semaineL'administration équatoguinéene a opéré un redressement spectaculaire de sa trajectoire financière au terme du troisième trimestre 2025. Selon le « Rapport sur les Comptes nationaux » publié par l’Institut national de la statistique (INEGE) en ce début d'année 2026, Malabo a quasiment annulé son déficit budgétaire, lequel s'établit désormais à 1,1 milliard de FCFA. Cette performance marque une rupture avec le solde négatif de 92 milliards de FCFA enregistré à la même période en 2024, soit une réduction de 98,8 % de l'impasse financière.
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Cette amélioration notable du solde budgétaire ne résulte pas d'une hausse des revenus, mais d'une politique de rigueur imposée au train de vie de l'État. Les dépenses globales ont chuté de 43,1 %, passant de 411,8 milliards à 234,4 milliards de FCFA en un an. Cette cure d'austérité repose sur deux leviers : une compression drastique des frais de fonctionnement de l'administration (-37,5 %) et une réduction de moitié des investissements publics, qui plafonnent à 55,6 milliards de FCFA contre 125,6 milliards de FCFA un an plus tôt. Seule la masse salariale déroge à cette tendance baissière, affichant une progression de 8 % pour s'établir à 66,3 milliards de FCFA, témoignant d'ajustements structurels au sein de la fonction publique.
Pourtant, cette discipline de fer sur les charges n'a pas suffi à dégager un excédent, en raison d'une contraction sensible des ressources. Les recettes totales de l'État ont reculé de 27 %, s'élevant à 233,3 milliards de FCFA. Le secteur des hydrocarbures, pilier de l'économie nationale, a vu ses contributions fondre de 30,2 % pour s'établir à 178,2 milliards de FCFA. Ce tarissement de la rente pétrolière est la conséquence combinée d'un déclin naturel de la production dû au vieillissement des champs pétrolifères et des fluctuations des cours sur le marché mondial.
En complément de cette chute des revenus pétroliers, les recettes fiscales et douanières hors hydrocarbures ont également décliné de 14,6 %, plafonnant à 55,1 milliards de FCFA. Ce repli des recettes non pétrolières souligne la fragilité persistante d'une économie encore fortement dépendante de l'extraction. Pour le gouvernement équatoguinéen, l'enjeu des prochains trimestres consistera à maintenir ce cap de rationalisation des dépenses tout en tentant de revitaliser les secteurs productifs alternatifs afin d'asseoir cet équilibre budgétaire sur des bases moins précaires que la seule austérité.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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