Frais de visa : le Cameroun instaure une nouvelle taxe pour les étrangers
Dernière mise à jours il y'a 1 ansLa loi de finances du Cameroun pour l'exercice 2025 introduit des frais de visa annuels s'élevant à 5 % des honoraires des contrats de travail des consultants individuels et des experts étrangers.
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Cela signifie que les consultants indépendants, qui fournissent des services de conseil à des entreprises, des organisations ou des particuliers, ainsi que les experts non camerounais, devront désormais s'acquitter de ces frais basés sur les rémunérations qu'ils perçoivent pour leurs services. Cette initiative a pour objectif d'augmenter les recettes non fiscales, qui sont estimées à 361,1 milliards de FCFA pour 2025, en hausse par rapport aux 331 milliards de FCFA de l'année précédente. La loi de finances, adoptée en décembre dernier, stipule que c'est à l'employeur de percevoir ces frais avant que le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle n'accorde le visa de travail.
Pour garantir le respect de cette nouvelle obligation, l'État camerounais a mis en place un système de sanctions. Selon la loi de finances, tout employeur qui fait appel à un consultant ou à un expert étranger en violation des lois en vigueur sera passible d'une amende équivalente à 5 % des honoraires du consultant ou du double de ce montant si celui-ci est en situation irrégulière.
Malgré cette mise en garde, le défi principal reste la mobilisation efficace des recettes escomptées de cette nouvelle source de revenus. En effet, le gouvernement a mis en place une mesure similaire dans la loi de finances de 2023. Cette mesure prévoit que le montant des frais de visa de travail, appliqué aux contrats des travailleurs étrangers, est fixé à l'équivalent de deux mois de salaire brut pour les travailleurs non africains.
Cependant, sur un objectif de 14 milliards de FCFA pour cette année, seulement 5 milliards de FCFA ont été effectivement collectés. De plus, Issa Tchiroma Bakary, le ministre de l'Emploi du Cameroun, a reconnu qu'il est essentiel d'établir des préalables pour atteindre les résultats souhaités. Il a souligné la nécessité de créer un registre qui recense tous les étrangers résidant dans le pays, une situation qui, selon lui, constitue une anomalie.
C'est pourquoi le gouvernement a décidé d'instaurer cette nouvelle structure, qui sera gérée par un cocontractant et un expert. Ce dernier aura pour mission, durant une période de trois ans, de fournir des informations sur le nombre d'étrangers présents, leur origine ainsi que leurs salaires. Cette initiative vise à améliorer la collecte des recettes et à mieux encadrer la présence des travailleurs étrangers au Cameroun
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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