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Exploitation pétrolière : La CEMAC paye le lourd tribut de la dépendance au marché mondial

Dernière mise à jours il y'a 5 mois

Les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), bien que largement dépendants de leurs revenus pétroliers, continuent de faire face à un paradoxe, celui d’un poids modeste sur le marché mondial.

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 Selon les données de la BEAC et de l'OPEP, la production de la sous-région, qui peine à atteindre 2 % du total mondial, rend ses économies extrêmement vulnérables aux fluctuations des cours et souligne la nécessité d'une diversification. La production pétrolière de la CEMAC en 2024 est estimée à 40,3 millions de tonnes, un chiffre en légère progression par rapport à l'année précédente. Le Gabon, membre de l’OPEP, a produit près de 84 millions de barils en 2024, se positionnant comme le principal contributeur de la sous-région. Cependant, même en combinant les efforts de tous les producteurs (Congo, Cameroun, Tchad et Guinée Équatoriale), la CEMAC reste un acteur marginal sur la scène mondiale. Les chiffres démontrent que l'ensemble de la production de la zone n'atteint pas 2 % du volume total de pétrole échangé sur le marché mondial, confirmant ainsi son manque d'influence sur les prix.


Cette faible proportion sur le marché mondial a des conséquences directes pour les économies des pays de la CEMAC, dont les budgets sont largement financés par la rente pétrolière. N’ayant aucun pouvoir pour influencer les prix, ces économies subissent de plein fouet les baisses des cours. Une chute des prix peut entraîner des déficits budgétaires, une instabilité financière et une réduction des investissements publics, créant ainsi un cycle de vulnérabilité. Le contraste est frappant : une forte dépendance interne face à une faiblesse externe.


Le faible poids de la CEMAC sur le marché pétrolier est un argument de taille pour la diversification économique. Si le pétrole est une source de revenus vitale, les fluctuations imprévisibles du marché poussent les gouvernements à chercher de nouvelles sources de croissance dans des secteurs comme l'agriculture, l'industrie locale ou les services. Le défi est de taille, car la diversification nécessite des investissements importants et une transformation en profondeur des structures économiques, mais elle reste une condition essentielle pour une croissance durable et moins exposée aux chocs exogènes.


Bernardo Carlos NDJOMO

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bernardo carlos ndjomo
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Bazongo .Emile
il y'a 5 mois

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