Développement : L'Adamaoua axe son budget 2026 sur le désenclavement et le blé
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresSur une enveloppe globale du budget de l'État du Cameroun de 8 816,4 milliards de FCFA, une dotation de 41,2 milliards de FCFA est spécifiquement orientée vers cette région, avec pour ambition de transformer ses contraintes géographiques en leviers de prospérité.
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Lors du lancement officiel des opérations budgétaires à Ngaoundéré, le message du gouvernement a été limpide : le "château d'eau" du Cameroun doit devenir un bastion de souveraineté alimentaire et un carrefour logistique incontournable. Cette programmation repose sur un binôme de rupture associant la modernisation des infrastructures routières à une offensive agropastorale sans précédent.
Le désenclavement constitue le premier socle de cette accélération économique. Les chantiers de bitumage de la Route Nationale N°6, reliant Banyo, Mayo-Darlé et Bankim, ainsi que l’axe Ngaoundéré-Paro, bénéficient de financements prioritaires. Ces voies ne sont pas de simples rubans d'asphalte, mais des artères vitales destinées à fluidifier l'acheminement des produits vers les centres de consommation nationaux et les marchés de la sous-région. Pour soutenir cette dynamique, l'État actionne parallèlement le levier de l'incitation fiscale. Des exonérations massives sur les intrants et les équipements agricoles sont désormais opérationnelles, avec l'objectif de réduire de 30 % les coûts d'investissement pour les exploitants locaux. Cette mesure vise à créer un environnement fertile pour l'émergence d'une nouvelle classe d'entrepreneurs ruraux, capables de moderniser l'appareil productif régional.
L'innovation industrielle complète ce dispositif avec un projet phare : l'implantation d'une mini-chaîne de transformation de blé à Ngaoundéré, un investissement stratégique de 1,15 milliard de FCFA. Couplé à la modernisation de la station zootechnique de Wakwa, ce projet témoigne d'une volonté de remonter la chaîne de valeur. Il ne s'agit plus seulement de produire, mais de transformer localement pour substituer les importations et générer des emplois qualifiés. En 2026, l'Adamaoua ne se contente plus de son potentiel naturel ; elle se dote des outils de sa métamorphose. Cette synergie entre investissement public et fiscalité de développement positionne la région comme le laboratoire d'une transformation structurelle où la terre et la route deviennent les piliers d'une économie résiliente.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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