Dépenses d'importation : Le Riz et le Blé dictent leur loi
Dernière mise à jours il y'a 4 moisEn 2024, les dépenses nationales pour l'achat de produits végétaux ont connu une augmentation marquée. La facture s'est établie à 624,2 milliards de F CFA, en progression de 31,9 % par rapport à l'année précédente. Cette dépense colossale représente 12,5 % de l'ensemble des importations et est largement dominée par l'acquisition de céréales, dont le poids financier s'alourdit.
Lire aussi : Échanges commerciaux : La Chine conserve sa place de premier fournisseur du Cameroun
Le pays a importé pour 543,7 milliards de F CFA de céréales en 2024. Cette dépense a bondi de 40,3 % en glissement annuel et représente 10,9 % du total des dépenses d'importation. Les deux produits les plus significatifs sont le riz et le blé.Avec une facture s'élevant à 318,6 milliards de F CFA, le riz représente à lui seul 6,4 % des dépenses d'importation. Il s'agit d'une augmentation très forte de 58,6 % par rapport à 2023. Le froment de blé a également vu sa facture grimper de 20,1 %, pour atteindre 214,1 milliards de F CFA, soit 4,3 % des importations totales.
Cette dynamique pose une question centrale l'accroissement des importations de ces denrées de première nécessité s'écarte de la politique de substitution aux importations défendue par le plan national (SND30). L'objectif de réduction de la dépendance aux marchés extérieurs, notamment pour le riz et le blé, n'est pas encore en phase avec les tendances de consommation et de production locales. La situation du Cameroun, grand pays de la sous-région, n'est pas isolée et met en lumière une dépendance alimentaire commune à la zone CEMAC.
Alors que le Cameroun a vu sa facture de riz exploser, les efforts régionaux peinent à compenser la demande croissante. Bien que la production régionale de riz paddy ait franchi le seuil de 774 000 tonnes en 2024 (grâce notamment aux efforts du Tchad), la demande des populations et l'attractivité des prix internationaux du riz ont continué à orienter la majorité des pays de la zone vers des importations massives. De ce fait, le Cameroun, en tant que porte d'entrée et poids lourd économique, continue d'assumer une part prépondérante de cette charge, soulignant la nécessité d'une accélération des programmes de souveraineté alimentaire à l'échelle régionale pour endiguer cette dépendance coûteuse.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.