Cybercriminalité : La main de fer d'Interpol en Afrique
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLes autorités de 18 pays africains, dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Gabon, viennent de porter un coup sévère à la cybercriminalité sur le continent.
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Dans le cadre de l'opération Serengeti 2.0, une vaste action coordonnée par Interpol, 1209 cybercriminels ont été arrêtés et près de 97,4 millions de dollars ont été récupérés. Cette opération est un signal fort envoyé aux réseaux criminels qui exploitent la montée en puissance de l'économie numérique africaine.
L'opération Serengeti 2.0, qui s'est déroulée entre juin et août 2025, a ciblé une variété de crimes en ligne. Les enquêtes ont visé le rançongiciel (ransomware), les fraudes en ligne, les arnaques par courriel professionnel (BEC), et d'autres fraudes financières. Les pays de la CEMAC ont joué un rôle dans cette action. Les autorités du Gabon et du Cameroun, ainsi que du Tchad, ont participé à cette opération régionale. En Côte d'Ivoire, des agents ont démantelé une arnaque transnationale à l'héritage qui avait fait perdre à ses victimes environ 1,6 million de dollars. En Zambie, une fraude à l’investissement sur une plateforme de cryptomonnaie a été démantelée après avoir causé des pertes estimées à 300 millions de dollars à 65 000 victimes. Les autorités ont aussi confisqué des infrastructures illicites, dont 45 centrales électriques et 25 centres de minage de cryptomonnaie en Angola.
Le succès de cette opération met en lumière le coût immense de la cybercriminalité pour l’économie africaine. Selon un rapport d'Interpol de 2025, les cybercrimes représentent une part considérable des activités criminelles sur le continent. Ils freinent les investissements, érodent la confiance des citoyens et des entreprises dans les plateformes numériques et compromettent le développement de l'économie digitale. L'opération Serengeti 2.0 a non seulement permis d'arrêter des individus, mais elle a aussi démantelé 11 432 infrastructures malveillantes, montrant que la menace est de nature systémique. Les sommes récupérées ne représentent qu'une fraction des pertes totales causées par les cybercriminels, ce qui souligne l'urgence de renforcer les mesures de sécurité et de sensibilisation.
L'opération a été rendue possible grâce à une collaboration sans précédent entre les forces de l'ordre de 18 pays africains, dont le Cameroun, la Côte d'Ivoire et le Gabon, avec le soutien d'Interpol et du Royaume-Uni. Cette coopération transfrontalière est essentielle pour lutter contre un crime qui ne connaît pas de frontières. Les agences de sécurité ont partagé des renseignements, des outils et des techniques d'investigation, renforçant leurs capacités à traquer et à démanteler ces réseaux. Le succès de cette initiative sert de modèle pour de futures actions conjointes, en créant un front uni contre la cybercriminalité sur le continent.
Bernardo Carlos NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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