CROISSANCE ECONOMIQUE : FER ET GAZ, CATALYSEURS EN 2025
Dernière mise à jours il y'a 10 moisLe Cameroun fort de son potentiel en ressources naturelles pourrait miser sur le Fer et le Gaz pour atteindre ses objectifs de développement, en tenant bien compte de la Stratégie Nationale de Développement (SND30)
Lire aussi : FALAISE DE DSCHANG : LE TEMPS ET LE TON DU RELOOKING
En 2025, comme en 2024, la croissance économique au Cameroun devrait être soutenue par l’agro-alimentaire, la sylviculture et les services, mais aussi par l’exploitation minière et gazière. En particulier, le développement des exportations de gaz naturel (15,5 % des exportations en 2023 contre 8,5 % en 2021), grâce à l’amélioration des capacités productives de la plateforme Hilli Episeyo, et la multiplication des projets de mines de fer permettront de compenser partiellement le déclin du secteur pétrolier dont le pays est encore largement dépendant (33,3 % des exportations et 4 % du PIB en 2023).
Une telle réorganisation de l’industrie extractive sera appuyée par un secteur de la construction dynamique grâce à la poursuite de grands projets d’investissement dans les transports (extension de la zone industrialo-portuaire de Kribi, prolongement des réseaux de chemin de fer et autoroutier) et les infrastructures énergétiques (mise en service prochaine de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, qui devrait fournir 30 % de la production électrique nationale), en cohérence avec le plan décennal 2020-2030 (Stratégie Nationale de Développement).
En parallèle, l’Etat poursuit ses efforts pour réduire sa dépendance aux importations et renforcer son autonomie alimentaire (plan d’import-substitution PIISAH). L’investissement, stable à 18,6 % du PIB en 2023, proviendra encore en grande partie de sources privées malgré une mobilisation croissante des financements publics dès 2025. Sous l’effet d’une baisse des prix à l’importation, les pressions inflationnistes devraient reculer mais resteront encore au-dessus de la cible de 3 % malgré la politique monétaire restrictive de la BEAC, qui maintient son principal taux directeur à 5 % depuis 2023.
La consommation privée (76,2 % du PIB en 2023), confortée par le ralentissement de l’inflation, demeurera une composante essentielle de la croissance en 2025, même si elle risque d’être fragilisée à mesure que le gouvernement réduira la subvention sur les carburants, ce qui devrait se traduire par une hausse des prix à la pompe.
ADO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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