Créances sur l'Etat du Cameroun : AFG Bank reprend 50 milliards FCFA en 2025
Dernière mise à jours il y'a 2 semaineLes statistiques produites par la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) au terme des neuf premiers mois de l'exercice 2025 révèlent que l'enseigne pilotée par l'investisseur ivoirien Bernard Koné Dossongui s’est imposée comme un pivot du refinancement des arriérés étatiques. À travers un mécanisme de cession de créances, l’établissement a absorbé un portefeuille de factures impayées s’élevant à 50 milliards de FCFA, convertissant ainsi une dette commerciale flottante en une dette bancaire structurée et prévisible.
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Cette offensive financière s’articule autour de trois interventions auprès d’entités névralgiques de l’économie nationale. AFG Bank a notamment repris 30 milliards de FCFA de créances détenues par le producteur d’énergie Globeleq, via ses filiales DPDC et KPDC. Ce mouvement a été complété par le rachat de 10 milliards de FCFA d'engagements dus au Port Autonome de Douala (PAD) et une enveloppe identique de 10 milliards de FCFA au profit de l’opérateur public Camtel. En se substituant à l’administration centrale vis-à-vis de ces fournisseurs, la banque injecte une liquidité immédiate dans ces structures tout en offrant au Trésor public un calendrier de remboursement formel.
Le positionnement d'AFG Bank en 2025 tranche avec celui des institutions bancaires traditionnelles de la place. Si des enseignes comme Société Générale ou Banque Atlantique restent présentes sur le segment du passif intérieur, elles se limitent majoritairement à la gestion de stocks anciens ou à des opérations de volume restreint. La banque de Koné Dossongui capte ainsi la quasi-totalité des nouvelles cessions de créances, illustrant une appétence marquée pour la signature souveraine camerounaise dans un marché où la dette structurée représente désormais 26,2 % de l'encours intérieur.
Au-delà de l'aspect comptable, cette stratégie s’inscrit dans un contexte où l’endettement public global du pays atteint 14 591 milliards de FCFA à la fin septembre 2025. Bien que le ratio d’endettement demeure sous contrôle à 43,9 % du PIB, la pression sur la trésorerie pousse l’exécutif à solliciter davantage le marché domestique pour apurer ses passifs. Pour AFG Bank, cette intégration dans les rouages du financement public constitue un levier de consolidation, transformant son bilan en un reflet des priorités industrielles et logistiques du pays.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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