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Coopération Cameroun-Emirats arabes unis : Les regards tournés vers l'avenir

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu en audience le 10 juin 2026, l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Émirats Arabes Unis, Salem Saeed Alsham. L'ordre du jour portait sur la formalisation d'un cadre juridique d'investissement à long terme, matérialisé par la négociation prospective d'un accord global de partenariat d'investissement.

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L'accélération des pourparlers s'appuie sur un volume d'échanges hors hydrocarbures qui a atteint 1,24 milliard de dollars américains au cours de l'exercice 2024, représentant une progression de 2 % en glissement annuel. L'ambition partagée par les deux diplomaties vise à pérenniser l'essor d'une relation bilatérale établie depuis 1975, en convertissant le dynamisme de la balance commerciale en investissements industriels durables.

La stratégie camerounaise repose sur l'intégration locale des chaînes de valeur afin de rompre avec l'exportation exclusive de produits bruts. Les autorités de Yaoundé incitent les fonds souverains et les opérateurs privés d'Abou Dhabi à injecter des capitaux frais dans les segments de la transformation agroalimentaire. Les filières du cacao, du coton, de l'huile de palme et du café constituent les cibles prioritaires pour l'implantation d'unités manufacturières capables de générer des produits dérivés à forte valeur ajoutée. L'attrait du marché d'Afrique centrale réside dans la disponibilité des facteurs de production et l'accès préférentiel aux marchés régionaux, des atouts qui entrent en résonance avec la politique émiratie de réaffectation des surplus financiers hors pétrole vers des actifs tangibles d'ancrage logistique et agricole à l'international.

La conclusion programmée d'un accord-cadre d'investissements mutuels doit éliminer les incertitudes douanières et fiscales qui freinent encore les flux de capitaux transfrontaliers. Le gouvernement camerounais s'emploie à restructurer les garanties juridiques offertes aux actionnaires étrangers pour stabiliser l'environnement des affaires. Du point de vue de la finance internationale, une alliance structurée avec Abou Dhabi offre à l'économie nationale un levier de refinancement alternatif au moment où le durcissement du crédit bancaire mondial renchérit le coût du capital. Le rapprochement économique ambitionne ainsi d'équilibrer la balance des paiements à travers une diversification des débouchés à l'exportation et une consolidation des réserves de change, indispensables à la viabilité macroéconomique globale.


Ndjomo Carlos

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