Consommation des ménages : Le pouvoir d'achat à rude épreuve
Dernière mise à jours il y'a 1 moisL'Institut National de la Statistique (INS) a enregistré une poursuite de la tension sur le coût de la vie au Cameroun en septembre 2025.
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Le mois a été marqué par une hausse des prix à la consommation de 0,3 % par rapport au mois précédent, confirmant une dynamique inflationniste qui a débuté en février. Cette progression est principalement tirée par l'envolée des coûts des denrées alimentaires (+0,9 %), qui exerce une pression directe et immédiate sur le pouvoir d'achat des ménages.
L'inflation constatée en septembre trouve sa source majeure dans l'augmentation des prix des produits alimentaires, qui ont progressé de 0,9 %. Cette flambée est le résultat direct de difficultés persistantes dans les chaînes d'approvisionnement intérieures et de la hausse des coûts de production domestiques. Le renchérissement touche l'essentiel du panier de la ménagère : les produits frais et de base, avec une augmentation notable des prix des légumes (y compris les variétés locales prisées comme le « ndolè », le « zoom » et le « keleng keleng ») ainsi que des fruits. Les poissons et fruits de mer sont également devenus plus chers. De même, les prix des protéines et des matières grasses ont progressé, affectant les viandes (particulièrement le poulet de chair et le poulet local) ainsi que les huiles et graisses essentielles telles que l'huile d'arachide brute, l'huile de palme brute et la pâte d'arachide locale. La progression des prix des pains et céréales complète ce tableau d'une inflation généralisée.
Toutefois, malgré cette pression mensuelle, le taux d’inflation en moyenne sur douze mois s’établit à 3,9 %. Bien que cette moyenne représente un repli d'un point sur un an, elle demeure obstinément supérieure au seuil de convergence communautaire de la CEMAC, fixé à 3 %. Les deux postes de dépenses qui continuent de peser le plus lourdement sur cette inflation annuelle sont les produits alimentaires (+7,0 %) et les services de transport (+5,1 %). L'inflation sous-jacente, indicateur qui exclut les produits les plus volatils comme l'énergie et les produits frais, se maintient à 2,4 %, confirmant que la hausse des prix est généralisée et de nature structurelle. L'impact de cette inflation est par ailleurs ressenti de manière très inégale sur le territoire national, reflétant les contraintes d'approvisionnement et les spécificités des marchés locaux. Les hausses les plus marquées sont enregistrées dans des villes comme Bamenda (4,9 %), Maroua (4,4 %), Bafoussam (4,3 %) et Buea (4,3 %). À l'inverse, des villes comme Bertoua (2,4 %) et Garoua (3,2 %) ont connu des progressions plus contenues.
En glissement annuel, l'inflation est retombée à 2,8 % en septembre 2025, après avoir culminé à 4,4 % en septembre 2024. Ce ralentissement de la progression annuelle est un indicateur encourageant pour les autorités monétaires. L'inflation est majoritairement interne (+4,2 % pour les prix des produits locaux) comparée aux produits importés (+3,0 %), ce qui confirme que le défi principal réside dans la maîtrise des coûts de production et la fluidification des chaînes logistiques nationales.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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