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Congo : Le gouvernement adopte un budget rectificatif à 2 778 milliards FCFA

Dernière mise à jours il y'a 2 semaine

L’embellie du marché pétrolier international offre au Trésor public congolais des liquidités additionnelles substantielles, poussant le pouvoir exécutif à restructurer la trajectoire financière annuelle de l'État. Réuni sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, le conseil des ministres a validé le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

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Le texte gouvernemental, soumis à l'examen imminent du Parlement, repositionne le curseur des recettes publiques à un niveau cible de 2 778 milliards de Francs CFA, actant un relèvement de 8,9 % par rapport aux prévisions initiales. Les nouvelles projections macroéconomiques intègrent un taux d’expansion de la richesse nationale réindexé à 5,5 %, une accélération portée par le dynamisme combiné des secteurs extractif et non pétrolier.

Le réajustement des comptes publics repose majoritairement sur le redressement de la fiscalité pétrolière. Les projections de rentrées hydrocarbures passent de 965,9 milliards à 1 119,1 milliards de Francs CFA, concrétisant un bond de 15,9 % qui efface la contraction de 19,1 % enregistrée lors du premier trimestre. Le cadrage fiscal non pétrolier demeure inchangé à 1 255 milliards de Francs CFA, complété par des recettes non fiscales de 260,2 milliards et des contributions de partenaires internationaux réévaluées à 80,4 milliards de Francs CFA. L’afflux de capital permet d'absorber la progression de 7,7 % des charges de l'État, dont les dépenses s'établissent désormais à 2 551,1 milliards de Francs CFA.

La dérive haussière des charges publiques découle principalement du gonflement des enveloppes de transfert, qui s'élèvent à 756 milliards de Francs CFA, soit une augmentation sectorielle de 20,6 %. Les obligations liées au service de la dette extérieure s'alourdissent également de 23,4 % pour atteindre 238,1 milliards de Francs CFA, tandis que le budget d'investissement public reste plafonné à 563,7 milliards de Francs CFA. Sur le segment de la trésorerie, le gouvernement anticipe un besoin de financement accru avec des charges de régulation fixées à 1 812,3 milliards de Francs CFA face à des ressources de 1 595,3 milliards. Le solde négatif prévisionnel de 216,9 milliards de Francs CFA sera intégralement couvert par l'excédent dégagé sur les opérations de base.

Les prévisions pluriannuelles dessinent des soldes budgétaires positifs jusqu'en 2029, échéance à laquelle les recettes fiscales devraient croître à un rythme annuel moyen de 7,4 % pour hisser les revenus globaux de l'État à près de 3 200 milliards de Francs CFA. La stratégie nationale vise à stabiliser l'inflation à 2,7 % à court terme, tout en visant une croissance moyenne de 6,5 % sur le bloc triennal à venir. L'atteinte de la viabilité budgétaire, projetée à 5,1 % du produit intérieur brut d'ici trois ans, reste conditionnée par une rationalisation rigoureuse de la dépense administrative et un élargissement de l'assiette de prélèvement hors hydrocarbures.


Bernardo

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