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Cocoa days : Le plaidoyer de Luc Magloire Mbarga Atangana pour les producteurs

Dernière mise à jours il y'a 4 heures

À l’ouverture de la première édition des journées de dialogue multi-acteurs (Cocoa Days) le 1er juillet 2026, le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, entouré des Ministres de l'Agriculture et des Forêts, a présenté des revendications face à une délégation de l'Union européenne.

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Le Ministre du commerce a dénoncé l'asymétrie flagrante dans la répartition des profits, alors que la fève brune représente la deuxième source de recettes d'exportation de la nation, juste derrière les hydrocarbures. Devant la délégation de l'Union européenne, le gouvernement a exigé des contreparties financières immédiates face aux contraintes du Règlement européen sur la déforestation, sous peine de voir les efforts des paysans réduits à néant.

L'ajustement aux normes écologiques internationales s'apparente à un marché de dupes pour les producteurs locaux, qui assument seuls les coûts de la traçabilité sans obtenir de revalorisation de leurs revenus. Les avancées initiées lors des premières concertations de Bruxelles en juillet 2017, puis consolidées à travers les cycles de discussions étalés de 2021 à 2023, n'ont pas permis de corriger les déséquilibres structurels de la filière. Après une éphémère envolée des cours mondiaux, le retournement de la conjoncture internationale replace les cacaoculteurs dans une précarité extrême. Yaoundé refuse que la préservation des forêts serve de prétexte à une marginalisation accrue des agriculteurs, et réclame l'instauration d'un mécanisme de prix minimum garanti, adossé à une transparence totale des marges captées par les transformateurs industriels.

Le bras de fer engagé au cours des trois jours de travaux vise à formaliser un nouveau pacte d'approvisionnement global, conciliant la préservation des écosystèmes et la viabilité financière des exploitations familiales. Les autorités camerounaises entendent s'appuyer sur la coalition des pays producteurs d'Afrique de l'Ouest pour faire fléchir la réglementation européenne, jugée déconnectée des réalités agraires subsahariennes. Pour la diplomatie commerciale du pays, la durabilité ne saurait être dissociée de la rentabilité : le respect des forêts africaines doit impérativement s'accompagner d'une revalorisation des tarifs d'achat, condition sine qua non pour maintenir une jeunesse rurale au sein d'une filière en quête d'équilibre économique.


Bernardo

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