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Cherté de la vie : Les produits alimentaires boostent l'inflation en octobre 2025

Dernière mise à jours il y'a 1 mois

L'Institut national de la statistique (INS) vient de confirmer que les ménages camerounais continuent de subir l'impact de la cherté de la vie. La progression des prix à la consommation s'est poursuivie en octobre 2025, affichant une hausse de 0,3 % par rapport au mois précédent. Cette tendance haussière, qui se maintient depuis février, trouve sa source principale dans l'augmentation du coût des produits alimentaires, qui pèse lourdement sur le budget des familles.

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L'analyse des données de l'INS met en lumière le rôle central du secteur de l'alimentation dans la progression mensuelle de l'indice des prix. L'institution souligne que cette évolution est essentiellement due à l'accroissement de 0,6 % des prix observés sur les produits alimentaires. L'inflation s'étend ainsi à des catégories cruciales pour la consommation domestique : les légumes et tubercules, tels que les carottes, poivrons, oignons et tomates, ont connu une augmentation significative de leurs coûts. De même, les viandes, comme le poulet de chair et le poulet local, ont contribué à cette poussée, tout comme les matières grasses (huiles de palme brute et noix de palme). Enfin, le secteur des produits de la mer n'a pas été épargné, les prix des poissons (dorade, capitaine, carpe) et des produits fumés (silure, bar) ayant suivi une courbe ascendante. L'INS justifie ces tensions par l'existence de dysfonctionnements persistants dans les chaînes d'approvisionnement nationales, couplés à une augmentation des coûts de production qui impacte directement les filières locales.

Outre l'alimentation, un autre poste de dépense vital a vu ses prix s'accroître : les services de transport, en hausse de 4,2 % en octobre. Ces deux secteurs (l'alimentaire et le transport) représentent la part la plus importante du panier de dépenses des ménages, ce qui signifie que la progression de leurs coûts a un impact direct et amplifié sur le pouvoir d'achat. Sur un horizon plus large, l'inflation en glissement annuel (octobre 2025 comparé à octobre 2024) s'établit à 2,8 %, soit un taux identique à celui de septembre 2025. Bien que ce taux annuel soit plus modéré que les 4,5 % observés l'année précédente (octobre 2024), il ne parvient pas à compenser la progression continue des prix observée au niveau mensuel.

L'impact de la hausse des prix n'est pas uniforme sur le territoire camerounais, l'INS relevant des écarts prononcés entre les différentes régions. Les villes où la pression inflationniste est la plus forte sont principalement situées dans la partie occidentale et septentrionale du pays. Les augmentations les plus significatives sont ainsi enregistrées à Bamenda (4,8 %), Ngaoundéré (4,3 %), Bafoussam (4,2 %) et Buea (4,0 %). À l'inverse, d'autres capitales régionales affichent des hausses plus contenues, comme Bertoua (2,5 %) et Garoua (3 %). Ces disparités, selon l'INS, sont le reflet des différences dans les coûts de transport, la disponibilité des produits et les spécificités des chaînes d’approvisionnement locales, qui peuvent être affectées par diverses perturbations logistiques selon la zone.


Ndjomo Carlos

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