CEEAC : Le Cameroun premier importateur de riz
Dernière mise à jours il y'a 6 heuresLa dépendance structurelle de l’Afrique centrale vis-à-vis des marchés céréaliers internationaux pèse lourdement sur les balances commerciales régionales. Face à un appareil productif local en deçà des besoins de consommation, les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont acté l'adoption de la Stratégie régionale de développement de la riziculture lors des assises tenues au Gabon du 16 au 18 juin.
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Les indicateurs statistiques du commerce international révèlent que la zone sous-régionale engloutit un volume annuel moyen de 1,66 million de tonnes de riz. L'effort financier requis pour honorer ces livraisons se chiffre à 910 millions de dollars américains par an. Une analyse sectorielle démontre qu’un quinté de nations monopolise la quasi-totalité des cargaisons débarquées dans les ports de la façade atlantique.
Le Cameroun figure au premier rang des importateurs de la communauté, captant à lui seul un volume annuel moyen de 760 000 tonnes. Le marché camerounais, où le riz s'impose comme la deuxième céréale la plus prisée derrière le maïs, comble plus de la moitié de ses besoins de consommation par des achats extérieurs, maintenant un niveau d'absorption de 25 kg par habitant chaque année. L’Angola occupe la deuxième position de l'écosystème commercial régional avec des acquisitions extérieures de 422 000 tonnes par an. La faiblesse des infrastructures agricoles contraint Luanda à solliciter le marché international pour couvrir 90 % de sa demande intérieure, affichant une consommation individuelle particulièrement élevée de 40 kg par an.
La République démocratique du Congo s'inscrit au troisième rang avec des entrées de marchandises estimées à 210 000 tonnes par an. Bien que le pays dépende des fournisseurs étrangers à hauteur de 65 % pour approvisionner sa population et ses brasseries industrielles, le ratio par tête y demeure le plus faible de la sous-région, s'établissant à seulement 7 kg annuels. De son côté, la République du Congo enregistre des achats annuels de 116 200 tonnes, une situation dictée par un déficit de production qui l'oblige à importer 90 % de ses stocks céréaliers, la demande des grands centres urbains y étant huit fois supérieure à celle des campagnes. Le Gabon ferme la marche du classement avec 70 200 tonnes importées annuellement. La place financière de Libreville achète à l'extérieur la quasi-totalité de ses ressources rizicoles pour alimenter des ménages dont la consommation moyenne culmine à 44 kg par personne par an.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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