Campagne caféière 2024-2025: Les recettes d'exportation bondissent à 3,5 milliards de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 9 heuresLes chiffres publiés par l'Office national du cacao et du café (ONCC) indiquent que les recettes d'exportation ont littéralement explosé, passant de 807 millions de FCFA lors de la saison précédente à un sommet de 3,5 milliards de FCFA pour la campagne 2024-2025.
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Cette multiplication de la valeur FOB (Free on Board) marque un tournant que les analystes qualifient déjà d'exponentiel. En 2026, le café camerounais ne se contente plus de figurer sur la carte mondiale ; il s'impose comme une locomotive de croissance, portée par une synergie parfaite entre une production nationale revigorée et une conjoncture internationale qui s'affole.
Ce redressement spectaculaire repose sur un socle de performance double. D'une part, la production nationale commercialisée a franchi le cap des 11 637 tonnes, soit une progression de 10 % en un an. Cette hausse des volumes témoigne d'un retour aux champs et d'une meilleure efficacité de la collecte. D'autre part, la remontée des cours mondiaux a servi d'accélérateur de richesse. En 2026, le déséquilibre entre une demande globale insatiable et une offre mondiale bridée par les aléas climatiques dans les pays concurrents joue en faveur du label Cameroun. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, souligne d'ailleurs que cette "embellie" est le fruit d'une offre en retrait sur le plan international, offrant au café local une fenêtre de tir idéale.
L'impact social de cette manne financière se fait directement sentir dans le portefeuille des planteurs. Les prix garantis ont connu une envolée salutaire : le kilogramme d'Arabica a grimpé de 20,16 %, atteignant 2 854 FCFA, tandis que le Robusta, plus réactif encore, a bondi de 30,6 % pour s'établir à 1 959 FCFA le kilo. Cette revalorisation de la rémunération paysanne est un signal fort qui pourrait enrayer l'abandon des vergers observé ces dernières décennies. Pour les producteurs, l'année 2026 est celle de la récompense des efforts de régénération, faisant du café une alternative de plus en plus crédible et rentable face aux autres cultures de rente.
Les perspectives pour la saison 2025-2026 s'annoncent tout aussi prometteuses, entretenues par un contexte de marché sous tension. Les aléas du changement climatique, s'ils pénalisent la production globale, maintiennent les prix à des niveaux historiquement élevés. Le gouvernement camerounais anticipe déjà une consolidation de ces acquis, misant sur une demande en forte croissance pour les cafés de spécialité. L'enjeu de cette année sera de stabiliser ces revenus exceptionnels en investissant dans la transformation locale pour capter encore plus de valeur ajoutée. Le café camerounais a retrouvé son souffle et, à en croire la ferveur des marchés de Londres et New York, sa course vers les sommets ne fait que commencer.
Bernardo
Floyd Miles
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