Café Arabica : Un avenir sous ombrages...
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLa tasse de café matinale, troisième boisson la plus consommée au monde, se trouve aujourd'hui sous la pression directe du thermomètre global. Une analyse publiée le 20 mars 2026 par le groupe bancaire néerlandais Rabobank tire la sonnette d'alarme : d'ici 2050, environ 20 % des surfaces dédiées à la culture de l'arabica pourraient devenir impropres à l'exploitation.
Lire aussi : Sécurité alimentaire : Le développement de l'agriculture en Afrique tributaire de l'accès à l'eau
Cette variété, particulièrement exigeante en termes de températures et de pluviométrie, subit de plein fouet le dérèglement des cycles saisonniers dans la « ceinture du café », cette zone intertropicale où se concentre l'essentiel de l'offre globale.
Le rapport souligne que le réchauffement ne frappera pas tous les pays exportateurs avec la même intensité. Le Honduras apparaît comme la nation la plus vulnérable, avec une chute drastique des zones propices, passant de 53 % à seulement 12 % de ses surfaces actuelles. À l'opposé, l'Éthiopie pourrait tirer parti de ce glissement. Le pays verrait ses terres très favorables tripler, couvrant potentiellement la moitié de ses superficies de production. Quant aux leaders comme le Brésil et la Colombie, ils devront composer avec une érosion significative de leurs zones optimales, imposant une réorganisation profonde de leurs bassins de récolte.
Face à l'instabilité des rendements, les experts de Rabobank estiment que la décennie à venir sera charnière pour les torréfacteurs et les importateurs. La survie de la chaîne de valeur dépendra du passage d'une logique de réaction vers une planification de long terme. Cette stratégie implique des investissements dans l'agriculture « climato-intelligente » et une diversification des sources d'approvisionnement. Plus sensible à la sécheresse que le robusta, l'arabica impose aux acteurs du marché une traçabilité rigoureuse et une coopération renforcée avec les producteurs pour maintenir la stabilité des volumes.
L'enjeu dépasse la simple survie agronomique ; il s'agit d'une question de sécurité économique pour l'ensemble du secteur. Des études antérieures évoquaient déjà des baisses de rendement pouvant atteindre 25 % dans certaines régions clés dès 2030. Pour les investisseurs, l'intégration des risques environnementaux dans les décisions d'achat devient un critère de gestion indispensable. La capacité de l'industrie à rester résiliente repose sur les choix structurels opérés dès aujourd'hui, afin de préserver l'intégrité des marques et la régularité des approvisionnements mondiaux.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.