Transport : Le Cameroun et le Tchad digitalisent la gestion du fret terrestre
Dernière mise à jours il y'a 6 joursLe Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) du Cameroun a officialisé le lancement de la dématérialisation des procédures liées à la lettre de voiture obligatoire et à la taxe à l’essieu. Cette initiative, menée en étroite collaboration avec le Bureau national de fret terrestre (BNFT) du Tchad, vise à substituer les supports papier par des flux numériques sécurisés. L'objectif est double : garantir la traçabilité contractuelle des marchandises et optimiser la collecte des ressources destinées à l'entretien du patrimoine routier.
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Le nouveau dispositif s'appuie sur l'interopérabilité des plateformes Landfreightis et Sig Freight, qui deviennent désormais les interfaces uniques pour les transporteurs. En connectant en temps réel les agences de Douala, Kribi, Ngaoundéré et le poste frontalier de Koutéré, les autorités entendent réduire les délais administratifs et renforcer la souveraineté sur les données stratégiques du secteur. Pour les responsables du projet, cette transition vers le 100 % numérique est une réponse directe au besoin de transparence et de sécurisation des recettes du Trésor public.
L’urgence de cette réforme est accentuée par les conclusions d’une récente mission d'observation menée sur cet axe de 1 948 km. Le constat est préoccupant : la multiplication des contrôles physiques entraîne un arrêt forcé environ tous les 21 kilomètres, asphyxiant littéralement le transit. Ces interruptions répétées provoquent une hausse des coûts fixes de près de 15 % par tonne-kilomètre, en raison d'une surconsommation de carburant et d'une usure accélérée du matériel. En numérisant les documents de transport, le BGFT espère limiter ces points de friction et fluidifier le mouvement des 20 000 camions qui approvisionnent chaque année le marché tchadien.
Au-delà de la simplification technique, cette réforme vise à préserver la compétitivité logistique du Cameroun en tant que porte d'entrée naturelle de la zone Cemac. En intégrant ces nouveaux outils aux systèmes douaniers existants, l'ambition est de faire de la frontière une simple formalité numérique plutôt qu'une zone de rupture de charge. À terme, une meilleure rotation des véhicules et la réduction des délais de livraison devraient avoir un impact positif direct sur le prix des marchandises, au bénéfice des consommateurs des deux pays.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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