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Sécurité maritime : En pleine tempête

Dernière mise à jours il y'a 9 heures

Face à l'usage frauduleux de son pavillon par des « navires fantômes » impliqués dans le transport de pétrole sous sanctions, le gouvernement camerounais frappe du poing sur la table par l'intermédiaire du Ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe. Depuis le 6 février 2026, les immatriculations pour la navigation internationale sont suspendues afin d'assainir un registre maritime en pleine tourmente.

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Le pavillon camerounais ne sera plus le refuge des navires aux activités opaques. Dans un communiqué officiel daté du 6 février 2026, le Ministre des Transports (Mint) a annoncé la suspension immédiate, et jusqu’à nouvel ordre, de toute nouvelle immatriculation d’engins flottants destinés à opérer hors des eaux territoriales. Cette mesure radicale répond à une urgence : restaurer l'intégrité de la signature maritime du Cameroun sur l'échiquier mondial.

Cette décision n'est pas fortuite. Elle fait suite à des rapports alarmants, notamment celui de la société EOS Marine en décembre 2025. Deux navires battant pavillon camerounais, le SEASONS I et le LION I, ont été épinglés en Méditerranée après avoir chargé du pétrole brut russe, en violation des sanctions internationales. Ces navires, membres de la fameuse « flotte fantôme », utilisent des pavillons dits de complaisance pour effectuer des transbordements illicites en haute mer. En réaction, le Gouvernement camerounais a été on ne peut plus clair : l’État « décline toute responsabilité à l’égard de ces actes répréhensibles » et dénonce des immatriculations frauduleuses effectuées via des applications non autorisées. Le constat est amer pour les autorités : malgré le lancement en décembre 2024 d’un système d’immatriculation maritime numérique sophistiqué, les fraudeurs ont réussi à exploiter des failles. Le Cameroun se retrouve aujourd'hui dans une position délicate, figurant sur la liste des États dont les navires subissent des restrictions d'accès dans certains ports internationaux pour défaut de transparence.

La suspension actuelle n'est que le prélude à une transformation profonde du secteur. Présentée comme une phase transitoire indispensable, cette pause permet au Ministère des Transports de préparer une refonte globale du cadre juridique. L'un des piliers de cette réforme sera le verrouillage technologique du registre national afin de l'immuniser contre les cyber-fraudes et les accès non autorisés qui ont permis ces dérives. Parallèlement, le gouvernement prévoit de durcir considérablement les critères d’éligibilité au pavillon camerounais pour les armateurs étrangers, instaurant des enquêtes de moralité et des audits techniques plus stricts. Enfin, l'arsenal répressif sera renforcé pour sanctionner lourdement tous les complices de ces immatriculations illégales. L’objectif final est de restaurer la crédibilité du pays auprès de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) et de prouver que le Cameroun ne sera plus un maillon faible du commerce maritime global.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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