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Scanning au PAD : Retour à la normale

Dernière mise à jours il y'a 2 semaine

Le Port de Douala-Bonabéri amorce une sortie de crise après plusieurs semaines de turbulences logistiques et institutionnelles. Par une correspondance confidentielle datée du 16 février 2026, le Directeur Général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, a notifié à l'entreprise camerounaise Transatlantic D S.A. la suspension partielle de son contrat de concession.

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Cette décision, prise en application des directives directes du Premier Ministre et suite aux injonctions du ministère des Finances, met fin à l'exclusivité dont jouissait l'opérateur local depuis le 1er janvier. Elle impose désormais une cohabitation avec la Société Générale de Surveillance (SGS), dont le mandat de contrôle des marchandises est ainsi rétabli sur les segments les plus névralgiques de la chaîne portuaire.

Le nouveau schéma opérationnel limite drastiquement le champ d'action de Transatlantic D S.A. aux flux dits périphériques. L'entreprise camerounaise se voit désormais confier le scan des véhicules d'occasion, des conteneurs vides, des cargaisons hors-gabarit ainsi que du vrac solide non-conteneurisé. La SGS, multinationale suisse de référence, récupère quant à elle l'inspection des conteneurs pleins, cœur battant de l'activité commerciale. Ce rééquilibrage intervient alors que le secteur privé, représenté par le Syndustricam et le Gecam, menaçait de bloquer les déclarations douanières pour protester contre les doubles facturations et la congestion des terminaux nées de ce conflit d'attributions inédit entre le port et l'État central.

L'enjeu de cet arbitrage dépasse la simple querelle contractuelle pour toucher à la stabilité des finances publiques. Selon les experts, chaque journée de dysfonctionnement sur la plateforme portuaire de Douala — qui traite plus de 80 % des échanges extérieurs du pays — engendrait une perte sèche de 1,5 milliard de FCFA pour le Trésor public. Dans un contexte où la contrebande prive déjà les douanes de près de 200 milliards de FCFA par an, le rétablissement d'un système de scanning fluide et sécurisé était devenu une urgence nationale. En optant pour cette synergie forcée, le gouvernement tente de préserver la souveraineté économique portée par l'initiative locale tout en garantissant la sécurité juridique indispensable aux partenaires internationaux.


Bernardo

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