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Redevances locatives dans les zones industrielles : 29 entreprises menacées de résiliation de bail par la MAGZI

Dernière mise à jours il y'a 5 heures

La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) engage une offensive de recouvrement forcé pour assainir son portefeuille de créances et contraindre ses partenaires au respect des clauses contractuelles. Par une sommation officielle, le Directeur Général de cette entreprise publique, Christol Georges Manon, enjoint les administrateurs des structures défaillantes de solder l'intégralité de leurs redevances locatives impayées.

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Le bras de fer engagé par l'organisme d'État cible précisément 29 opérateurs économiques répartis sur les principaux bassins de production du pays. Ces derniers disposent d'un délai de rigueur fixé au 30 mai 2026 pour régulariser leur situation comptable, sous peine de voir prononcer l'annulation immédiate de leurs baux emphytéotiques.

Le ciblage géographique de cette procédure de coercition administrative met en lumière l'étendue des manquements sur les sites industriels nationaux. La cartographie du contentieux répertorie 12 sociétés implantées dans la zone industrielle de Bassa à Douala, au rang desquelles figurent des entités comme le Laboratoire Biopharma, Batimetal ou encore le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC). Le pôle de Bonabéri enregistre quant à lui 7 structures en situation d'impayés, incluant l'opérateur historique des télécommunications Camtel et la firme Solevo. Enfin, la capitale politique, Yaoundé, concentre 10 entreprises en défaut de paiement, parmi lesquelles l'enseigne Baticonfort et la maison d'édition Les Grandes Éditions, confirmant le caractère transversal de cette crise de recouvrement.

La stratégie de dénonciation publique adoptée par la direction générale de la MAGZI vise à créer un effet de levier psychologique pour accélérer le versement des fonds avant la date butoir. Bien que l'acte de mise en demeure conserve une part d'ombre en omettant de spécifier le volume consolidé de la dette et la profondeur chronologique des arriérés, la finalité managériale demeure sans équivoque. Pour cet organisme de gestion, la viabilité du modèle économique des parcs industriels camerounais dépend du strict respect des échéances financières par les locataires, l'interruption des conventions constituant désormais l'ultime recours pour libérer les espaces au profit de nouveaux investisseurs solvables.


Nlend Flore

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