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RDC : Le Président Félix Tshisekedi ordonne un audit sur la traçabilité des revenus du secteur extractif

Dernière mise à jours il y'a 3 heures

La République démocratique du Congo (RDC) entend désormais corréler ses records de production minière à une mobilisation effective des recettes publiques. Malgré des exportations de cuivre ayant atteint des sommets en 2025, l'exécutif pointe une faille persistante dans la captation des richesses générées. Lors du Conseil des ministres du 24 avril 2026, le président Félix Tshisekedi a ordonné le lancement immédiat d'un diagnostic approfondi de la chaîne des flux financiers. Cette initiative vise à mettre fin aux déperditions de ressources entre la sortie physique des minerais et l'encaissement final des droits par le Trésor public.

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Au cœur de cette réforme se trouve la problématique du retour des devises sur le sol national. Bien que la législation impose aux opérateurs de ramener une part prépondérante de leurs recettes d'exportation selon le niveau d'amortissement de leurs investissements, de nombreux manquements subsistent. La Banque centrale du Congo a déjà amorcé un durcissement réglementaire, marqué par une révision drastique des sanctions contre les pratiques de dissimulation ou le recours à des entités opaques. L'examen annoncé devra identifier précisément les volumes de capitaux non rapatriés afin de restaurer une discipline monétaire indispensable à la stabilité du franc congolais. L'efficience de ce contrôle devient ici le garant de la croissance future.

Pour verrouiller le système, la présidence mise sur une solution technique radicale : l'interconnexion obligatoire de toutes les administrations intervenant dans le secteur. Des banques commerciales à la douane, chaque entité devra désormais opérer au sein d'une plateforme numérique unifiée. Ce mode de gestion permettra de suivre en temps réel un même flux, du bordereau logistique jusqu'au paiement effectif des taxes. Cette intégration cherche à éliminer les zones d'ombre qui facilitent l'évasion des capitaux et à garantir que chaque tonne de cobalt ou de cuivre exportée génère son juste retour fiscal. La maîtrise des flux par ces acteurs professionnels favorise une meilleure liquidité.

Les conclusions de cette expertise financière sont attendues pour la mi-juin 2026. L'enjeu dépasse la simple rigueur comptable ; il s'agit pour la RDC de transformer son leadership minier mondial en un levier de puissance économique. En sécurisant les réserves de change et en optimisant la fiscalité extractive, Kinshasa cherche à consolider ses marges de manœuvre budgétaires. Chaque réforme de la traçabilité fortifie la résilience de l'économie nationale face aux fluctuations des cours mondiaux. Chaque placement effectué dans la transparence consolide la solidité du système public vers une gestion plus équitable des richesses du sous-sol.


BCN

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