Production du coton : Le Cameroun leader en Afrique
Dernière mise à jours il y'a 1 moisSelon le rapport du département americain de l'agriculture (USDA), le Cameroun s'est hissé au sommet du continent avec un rendement de 1,54 tonne par hectare, soit une productivité deux fois supérieure à celle des géants d'Afrique occidentale et même au-delà des performances de l'Inde.
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Cette suprématie de la première puissance de la CEMAC, suivie de près par l'Ouganda et le Soudan, redéfinit les canons de l'or blanc africain. Elle prouve que la maîtrise des itinéraires techniques, la sélection drastique des producteurs et une organisation quasi militaire de l'encadrement par la Sodecoton sont des armes plus redoutables que l'expansion effrénée des superficies cultivables.
La performance camerounaise n’est pas le fruit d’un hasard climatique, mais d’une discipline de fer imposée par la sodecoton. L’entreprise publique maintient une sélection rigoureuse. En effet, seuls les cultivateurs garantissant un seuil minimal de production accèdent au crédit intrants. Ce système, couplé à un respect scrupuleux du calendrier des semis et à une lutte acharnée contre les ravageurs, permet au Cameroun de surpasser des nations utilisant des systèmes irrigués. Le Top 5 africain est complété par l’Ouganda (1,51 t/ha) et le Soudan (1,36 t/ha), deux pays qui misent sur la régularité des apports en eau, tandis que l’Égypte (0,96 t/ha) et le Bénin (0,73 t/ha) ferment la marche de ce club d'élite. Si le Bénin domine en volume, sa productivité à l'hectare reste largement distancée par la précision camerounaise.
À l'échelle mondiale, l'Afrique reste encore loin des records industriels de la Chine (3,18 t/ha), du Brésil (2,91 t/ha) ou de l'Australie (2,48 t/ha), dont les modèles ultra-mécanisés et génétiquement optimisés dominent le marché. Cependant, pour le Cameroun et ses pairs, le défi de 2026 est de transformer cette efficacité agronomique en levier de souveraineté textile. L'enjeu n'est plus seulement de briller dans les rapports de l'USDA, mais d'assurer la stabilité des revenus pour les producteurs locaux face à la volatilité des cours mondiaux. En maintenant un tel niveau de rendement, le Cameroun sécurise sa place de leader technique au sud du Sahara, faisant de sa filière cotonnière un modèle de résilience capable de rivaliser, sur le plan qualitatif, avec les standards les plus élevés de l'agro-industrie internationale.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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