Port autonome de Douala : Le pool bancaire camerounais sollicité pour la future centrale à gaz affine sa stratégie
Dernière mise à jours il y'a 4 heuresLa capitale économique du Cameroun a servi de cadre au lancement officiel du roadshow pour la structuration de la dette locale destinée à la future centrale à gaz du Port autonome de Douala (PAD). Sous le mandat de CCA Bank et de sa filiale d'investissement CCA Bourse, agissant comme chefs de file, les institutions bancaires nationales sont invitées à mobiliser une enveloppe de 62,9 milliards FCFA.
Lire aussi : Expansion : Coris Bank sollicite le feu vert de la COBAC pour son introduction au Cameroun et au Gabon
L’architecture budgétaire de cette infrastructure, pilotée par la société Douala Port Power Corporation (DPPC), repose sur un investissement global de 628,9 milliards FCFA, englobant tant l’unité de production que le gazoduc reliant Kribi à Douala. Pour couvrir ce montant, les promoteurs ont opté pour un schéma de financement hybride articulé autour d'une complémentarité entre ressources extérieures et locales. La majeure partie de l'enveloppe, soit environ 566 milliards FCFA représentant 90 % du coût total, est actuellement en cours de finalisation par le partenaire technique chinois CMC auprès de la Bank of China (Johannesburg). Ces capitaux internationaux sont spécifiquement fléchés vers l'acquisition des équipements technologiques et des infrastructures énergétiques lourdes. En parallèle, la tranche domestique de 62,9 milliards FCFA, objet de l'actuelle sollicitation du pool bancaire camerounais, est destinée à sécuriser les travaux de génie civil ainsi que les charges initiales de mise en œuvre du projet.
Cette facilité locale se présente sous la forme d'un crédit de dix ans, assorti d'une période de grâce de trois ans sur le principal et d'un taux d'intérêt indicatif de 8 % HT.
Pour séduire les prêteurs locaux, le montage contractuel de type Build-Operate-Transfer (BOT) prévoit un mécanisme de revenus sanctuarisés sur 25 ans. La centrale bénéficiera d'une exclusivité de fourniture d'énergie au sein du périmètre portuaire, avec un tarif planché ajustable pour parer aux fluctuations de coûts. Le dispositif de sûretés est particulièrement robuste pour un projet de cette nature. Il comprend une mise en gage des équipements, nantissement des droits d'occupation du site et domiciliation obligatoire des recettes de vente d'électricité auprès des banques du pool. Un compte de réserve de service de la dette (DSRA) viendra compléter cet arsenal pour garantir une liquidité constante.
Ce projet, contrôlé à 51 % par le groupe camerounais La Citadelle S.A., vise à extraire le premier port du pays des contraintes d'instabilité du réseau électrique national. En garantissant une puissance de 300 MW dédiée, le PAD entend optimiser ses opérations logistiques et réduire les coûts de manutention pour les opérateurs internationaux. La réussite de cette levée de fonds nationale marquera une étape symbolique dans la maturité des banques camerounaises, désormais capables d'accompagner des projets d'infrastructures lourdes autrefois réservés aux seuls bailleurs de fonds multilatéraux.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.