Paebc : Paul biya autorise trois accords de financement
Dernière mise à jours il y'a 4 moisCe 10 septembre, 2025, le président de la République du Cameroun a commis trois décrets autorisant le Ministre de l'économie, de la planification et de l'aménagement du territoire, à signer des accords de prêts dans le cadre de la mise en œuvre du projet d'appui à l'éducation de base au Cameroun (PAEBC), pour un total de plus de 36 milliards de FCFA.
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Le premier décret ouvre la voie à un accord avec le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), sous l’égide de la BID, pour un montant de 9,2 millions d’euros (6,025 milliards FCFA).
Le deuxième quant à lui, porte la signature d’un prêt de 30 millions de dollars US (18,078 milliards FCFA) avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea).
Enfin, le troisième décret autorise un accord de financement de vente à tempérament conclu également avec la Banque islamique de développement (BID), d’un montant de 18,4 millions d’euros (12,05 milliards FCFA).
Le Cameroun s'est engagé dans un chantier structurel à travers la refonte et réforme en profondeur de son système éducatif. Ces financements arrivent à point nommé pour épouser cette dynamique enclénchée.
Cette réforme vise à adapter le cadre scolaire aux nouveaux défis pédagogiques et à aligner les politiques nationales sur l’Objectif de développement durable n°4 (ODD 4), qui cible une éducation inclusive et de qualité d’ici 2030, selon le Ministre de l'éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa.
Dans le même sillage, le Cameroun bénéficie déjà de soutiens multiformes notamment la Banque mondiale qui finance le Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (Parec), axé sur le recrutement et la formation des instituteurs, la distribution de manuels scolaires, la mise en place du prêt scolaire communautaire en zones rurales et l’appui aux réfugiés. La BID quant à elle, soutient le Projet d’appui à la scolarisation dans les zones d’éducation prioritaires (Paszep), destiné à construire des salles de classe, blocs sanitaires et à équiper les écoles en matériels pédagogiques et informatiques.
Des financements qui traduisent la volonté du pays de Paul Biya, de réduire les inégalités d’accès à l’éducation, notamment en zones rurales et dans les régions crisogènes, mais qui interpellent tout autant, et dans un contexte économique resserré où le pays a de plus en plus recours à des prêts, à l'épineuse question de la soutenabilité de l’endettement. Reste à souhaiter que le gouvernement traduise ces prêts en investissements et ces investissements en résultats palpables, car l'efficacité de ces ressources en est tributaire.
ADO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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