Notation financière : Fitch Ratings maintient le Cameroun dans la catégorie des émetteurs à risque élevé
Dernière mise à jours il y'a 14 heuresL'évaluation de la signature financière camerounaise subit un nouveau tour de vis sur les marchés des capitaux internationaux. L'agence de notation a attribué le 9 juillet 2026, la note B aux obligations à court terme du pays, assortie d'une perspective négative, aux titres de créance à court terme en devises étrangères émis par le trésor public.
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L'appréciation s'aligne sur la notation de la dette à long terme octroyée au pays en avril dernier, maintenant le Cameroun dans la catégorie des émetteurs à risque spéculatif élevé. La décision des analystes financiers cible de manière immédiate un prêt-relais de 200 millions d'euros, soit environ 131 milliards de Francs CFA, que le gouvernement négocie activement auprès d’un partenaire bancaire pour une échéance de trois mois.
L’avance de trésorerie sert d’amortisseur budgétaire pour pallier les tensions de liquidité immédiates, le temps de finaliser les formalités d’un prêt concessionnel majeur s'étalant sur 15 ans, assorti de 5 ans de différé. Le financement de long terme, négocié auprès d'un bailleur multilatéral, intègre le nouveau cadre de référence environnemental, social et de gouvernance (ESG) adopté par les autorités de Yaoundé. L'annonce d'une perspective négative sur un instrument d'urgence de maturité trimestrielle renchérit automatiquement les taux d'intérêt exigés par les syndicats de prêteurs, qui intègrent une prime de risque accrue. Les analystes justifient leurs réserves par la persistance de faiblesses structurelles dans la gouvernance financière nationale, citant l'insécurité dans certaines régions et l'application irrégulière des règles de l'état de droit.
Le redressement de la réputation financière du pays reste conditionné à une restructuration globale des mécanismes de contrôle de la dépense publique. Fitch Ratings préconise un durcissement des règles d'engagement budgétaire et une gestion plus rigoureuse des flux de trésorerie afin de prévenir toute accumulation d'arriérés extérieurs, une condition requise pour restaurer la confiance des investisseurs obligataires. L'agence n'anticipe aucune revalorisation de la note souveraine à court terme, bien qu'elle projette une trajectoire de désendettement progressif ramenant le ratio de la dette publique à 40,2 % du Produit Intérieur Brut (PIB) à l’horizon 2027. La maîtrise des coûts des emprunts d'urgence représentera le principal défi pour la trésorerie de l’État durant les prochains trimestres.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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