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Industrie camerounaise : Des pertes de revenus chiffrées à 52 milliards de FCFA

Dernière mise à jours il y'a 3 jours

L'appareil productif national sort profondément meurtri de la récente séquence d'instabilité. Selon les dernières données sectorielles du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), l'industrie a subi un choc d'une violence rare. Près de 96 % des unités manufacturières rapportent avoir été impactées par les perturbations.

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Pour ce segment névralgique, le préjudice ne réside pas tant dans les dommages matériels directs que dans la désorganisation systémique des flux. Avec une baisse moyenne du chiffre d'affaires de près de 40 % sur les journées affectées, le manque à gagner global est désormais chiffré à 52,1 milliards de FCFA, grevant par ricochet les recettes fiscales de plus de 11 milliards de FCFA.

Le traumatisme est d'autant plus vif que le secteur évoluait déjà dans un environnement de fortes contraintes. Avant même le déclenchement des évènements, 70 % des industriels faisaient état de difficultés structurelles, dominées par des tensions de trésorerie et un accès ardu au crédit bancaire. La crise a agi comme un puissant révélateur de fragilités, exacerbant la dépendance aux intrants et la sensibilité aux ruptures logistiques. Dans un contexte de paralysie, les entreprises ont dû affronter une hausse des coûts de production de l'ordre de 20,4 %, compressant des marges déjà érodées par la pression fiscale et les contrôles administratifs récurrents.


Le volet social et contractuel de la crise dessine un tableau tout aussi sombre. Près de 28 % des entreprises du secteur ont été contraintes de suspendre des contrats ou de procéder à des licenciements, tandis que plus de la moitié des employeurs notent une dégradation du climat interne. La capacité à honorer les engagements financiers est lourdement compromise : 56 % des industriels déclarent être en difficulté face aux obligations fiscales et bancaires. Face à l'érosion du fonds de roulement, le patronat appelle désormais à un desserrement de l'étau fiscal et à un soutien financier d'urgence, 80 % des chefs d'entreprise jugeant un report d'impôts indispensable pour assurer la survie de l'outil de production.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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