GABON : L'Etat et Assala Gabon misent sur le projet du gisement Grand N’Gongui pour accroître la production de pétrole
Dernière mise à jours il y'a 3 semaineLe 14 février 2026, la filiale de la Gabon Oil Company (GOC), Assala Gabon, a officialisé avec la tutelle ministérielle la déclaration de commercialité du gisement Grand N’Gongui.
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Situé dans la province de l’Ogooué-Maritime, ce projet marque la transition cruciale entre l'exploration et l'exploitation effective. Cette reconnaissance de rentabilité, conforme au Code des hydrocarbures, ouvre la voie à l’obtention de l’Autorisation exclusive de développement et de production (AEDP). Pour l'opérateur, qui domine désormais le paysage extractif national devant TotalEnergies et Perenco, l'objectif est de porter son volume quotidien de 55 000 à environ 67 000 barils, soit une progression substantielle de près de 22 %.
L'entrée en activité de Grand N’Gongui représente un levier de stabilisation pour une économie dont les hydrocarbures ont généré 74 % des recettes d’exportation en 2025. Sous la direction de Marcellin Simba Ngabi, la société entend utiliser ce nouvel apport de 12 000 barils par jour pour contrer l'érosion naturelle de ses champs matures. Cette stratégie de valorisation des ressources domestiques, saluée par le ministre Clotaire Kondja, vise à sécuriser les flux de devises et à maintenir la contribution du secteur au Produit Intérieur Brut, laquelle avoisinait les 45 % l'année dernière. L'enjeu opérationnel se déplace désormais vers la capacité technique à pérenniser ces niveaux de débit dans un environnement géologique de plus en plus exigeant.
Ce projet consacre surtout la réussite de la reprise en main du patrimoine pétrolier par l'État gabonais. Après l'exercice du droit de préemption en 2024 sur les actifs du fonds Carlyle ( initialement convoités par Maurel & Prom) et la finalisation du rachat pour 1,3 milliard de dollars en juin 2025, Assala Gabon incarne la nouvelle souveraineté énergétique du pays. Le soutien financier du négociant suisse Gunvor, à hauteur de 800 millions de dollars, a permis de sceller cette transition vers un contrôle public accru. En relançant l'investissement sur des périmètres stratégiques, Libreville ne se contente pas de freiner le déclin de sa production ; elle réaffirme sa volonté de transformer la gestion de ses ressources en un outil de résilience budgétaire à long terme.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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