Finances publiques : Le bilan du Cameroun en 2025
Dernière mise à jours il y'a 1 semaineL’exercice 2025 s'est achevé sur une note de résilience pour les finances publiques camerounaises, malgré un environnement financier régional de plus en plus aride. Lors d'un récent bilan présenté à Douala par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, il a été révélé que l'État a réussi à capter 1 318,17 milliards de FCFA sur le marché des titres de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC). Ce volume global de financement, mobilisé via des Bons (BTA) et des Obligations du Trésor (OTA), témoigne de la solidité de la signature camerounaise, même si les indicateurs de coût et de disponibilité des fonds marquent un tournant structurel.
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Le principal enseignement de ce bilan réside dans le renchérissement spectaculaire du coût de l'endettement domestique. En l'espace de cinq ans, le paysage monétaire a radicalement changé : le taux d'intérêt moyen pondéré des titres de court terme (BTA) a grimpé de 2,67 % en 2020 à 6,65 % en 2025. Cette trajectoire reflète non seulement la politique monétaire plus restrictive de la banque centrale pour contenir l'inflation, mais aussi une concurrence accrue entre les pays de la zone CEMAC pour attirer une épargne régionale devenue plus rare et exigeante.
Le rapport souligne également un essoufflement de l'enthousiasme des investisseurs. Le taux de couverture de la demande (indicateur clé de l'attractivité des émissions de l'État) s'est effondré, passant de plus de 206 % en 2020 à seulement 69,71 % l'an dernier. Cette réalité comptable signifie que le Trésor public ne parvient plus systématiquement à lever l'intégralité des montants qu'il sollicite auprès des banques et des investisseurs institutionnels. La "sursouscription", qui était la norme il y a quelques années, a laissé place à une sélection plus rigoureuse des offres par le marché.
Face à ces conditions d'emprunt de plus en plus restrictives, le gouvernement camerounais prône désormais une stratégie de prudence. Pour 2026, les autorités financières prévoient de calibrer leurs interventions avec plus de finesse, en ciblant un objectif net de 400 milliards de FCFA. Cette approche, qualifiée de "lucidité nécessaire" par le ministre Motaze, vise à stabiliser le service de la dette tout en optimisant la trésorerie de l'État. L'enjeu pour le Cameroun sera désormais de rassurer les partenaires financiers sur la viabilité de sa dette tout en explorant des mécanismes de financement innovants pour soutenir ses projets de développement.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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