Cryptomonnaie : Le taux de fraude recule de 28 % en Afrique
Dernière mise à jours il y'a 3 heuresL’industrie africaine des actifs numériques franchit un cap décisif dans la sécurisation des flux financiers. Le dernier rapport « State of the crypto industry 2026 », publié par l’expert en vérification d’identité Sumsub, révèle que le taux de fraude sur le continent s’est établi à 2,6 % en 2025, marquant un repli significatif par rapport à l'exercice précédent. Un tel dynamisme, porté par une généralisation des protocoles de connaissance du client (KYC), témoigne d'une transition réussie vers une « maturité réglementée », où la sécurité est désormais une composante structurelle des plateformes.
Lire aussi : Hydrocarbures : La Guinée équatoriale confie au norvégien TGS la relance de son attractivité pétrolière
L'un des indicateurs les plus probants de la mutation en cours est la célérité des processus de contrôle. Le temps moyen nécessaire pour valider l'identité d'un utilisateur sur le continent est tombé à 18 secondes, contre 25 secondes un an plus tôt. Une telle performance place l'Afrique devant la moyenne mondiale, qui stagne à 19 secondes, et illustre l'agilité des acteurs locaux. Le succès de la vérification « sans documents » (Non-Doc verification), dont les taux de réussite dépassent les 90 % au Nigeria et en Afrique du Sud, permet d'allier fluidité de l'expérience utilisateur et respect des exigences prudentielles les plus strictes.
Le recul de la criminalité financière est indissociable du durcissement des cadres législatifs nationaux. En 2025, le Nigeria a officiellement classé les actifs virtuels comme des titres financiers, tandis que l'Afrique du Sud a instauré la « Travel Rule », obligeant les prestataires à une transparence totale sur l'identité des donneurs d'ordres lors des transferts. Au Kenya, la nouvelle législation sur les prestataires de services d'actifs virtuels impose désormais des licences rigoureuses sous l'égide des autorités monétaires. Les réformes transforment le secteur en un écosystème institutionnel crédible, capable d'attirer des investisseurs de long terme.
Malgré les avancées globales, le niveau de risque demeure hétérogène sur le continent. Si le Kenya (2,5 %) et le Nigeria (2,6 %) font figure de bons élèves, d'autres marchés comme le Cameroun, le Sénégal ou l'Ouganda présentent encore des taux de fraude excédant les 5 %. Les zones où l'activité liée aux cryptomonnaies est plus modeste restent vulnérables aux attaques automatisées et aux menaces pilotées par l'intelligence artificielle. Pour les experts, le défi des prochains mois consistera à harmoniser les standards de protection à l'échelle continentale afin d'empêcher les marchés les moins régulés de devenir des zones de repli pour la cybercriminalité.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.