Criminalité cybernétique : Une menace grandissante pour les entreprises africaines
Dernière mise à jours il y'a 6 joursSelon les conclusions du rapport « Africa Risk in Focus 2026 », publié fin 2025 par l’Internal Audit Foundation en collaboration avec la Fédération africaine des instituts d’audit interne, les incidents cybernétiques s'imposent désormais comme la préoccupation majeure du secteur privé.
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L'enquête, menée auprès de plus de 1 000 directeurs d’audit interne répartis dans 39 pays, révèle que 62 % des professionnels placent la sécurité des données au sommet de leurs priorités. Cette menace dématérialisée supplante désormais les aléas financiers traditionnels et les déficits en capital humain, reflétant la vulnérabilité des organisations face à la sophistication des ransomwares et des violations de systèmes.
L'analyse régionale des données met en lumière des disparités de perception notables, bien que la criminalité numérique ne connaisse aucune frontière réelle. Si l'Afrique de l'Est et l'Afrique Australe affichent des niveaux de vigilance critiques dépassant les 64 %, l'Afrique Centrale semble encore sous-estimer l'ampleur du péril avec seulement 32 % de répondants alertés. Pourtant, l'impact économique est déjà dévastateur : les pertes liées aux offensives numériques sur le continent ont été évaluées à environ 10 milliards de dollars par le cabinet Serianu. L'émergence de l'intelligence artificielle générative aggrave cette situation en permettant aux assaillants de concevoir des codes malveillants plus furtifs, exploitant la faible acculturation numérique et les lacunes réglementaires de certaines juridictions.
Au-delà de la sécurité brute, le concept de perturbation numérique s'affirme comme le risque dont la progression est la plus fulgurante. En l'espace d'un an, cette crainte est passée de la sixième à la troisième position dans la hiérarchie des périls, citée par 44 % des experts contre seulement 10 % lors de l'édition précédente. Cette accélération témoigne d'une difficulté croissante des entreprises à absorber le rythme effréné des innovations technologiques. Désormais, deux des trois menaces les plus redoutées sur le continent sont d'ordre technologique, plaçant la résilience opérationnelle au cœur des stratégies de survie pour l'année 2026.
Enfin, le rapport souligne une spécificité africaine persistante concernant le risque de liquidité, qui culmine à 43 % contre une moyenne mondiale de 31 %. Cette fragilité financière, accentuée par la volatilité des taux de change et la dépendance aux flux de capitaux étrangers, crée un effet de ciseau dangereux avec l'obligation d'investir massivement dans la défense cybernétique. Pour les décideurs, le défi consiste à sécuriser des écosystèmes financiers de plus en plus mobiles tout en garantissant la confidentialité des données dans un environnement où la fraude et les changements réglementaires imposent une vigilance de chaque instant.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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