Cemac : La BEAC consolide son offre de liquidités à 500 milliards de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresL'institut d’émission d’Afrique centrale maintient sa politique de régulation quantitative pour stabiliser les conditions de refinancement au sein de la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac). C’est dans cette logique que la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a ouvert, le 25 mai 2026, un nouvel appel d’offres principal visant à approvisionner le compartiment interbancaire régional.
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Pour cette allocation, adossée à une date de valeur fixée au 28 mai et une échéance réglementaire au 4 juin 2026, l'autorité monétaire commune aux six pays de la sous-région a proposé une enveloppe de 500 milliards de FCFA. Les banques commerciales adjudicataires devront composer avec un mécanisme à taux variables dont le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) plancher demeure ancré à 4,75 %.
L’arbitrage de la banque centrale reflète une volonté de lisser les interventions face à une demande bancaire fluctuante observée depuis le début du mois de mai. Le 5 mai 2026, le guichet de refinancement avait enregistré des tensions réelles, les banques exprimant des besoins globaux de 572,2 milliards de FCFA face à une offre initiale de 500 milliards de FCFA, obligeant l’institut à servir l'intégralité de l'enveloppe mise en adjudication. À l’inverse, l'opération du 12 mai s'est soldée par une sous-souscription notable : bien que la BEAC ait étendu son offre à 550 milliards de FCFA, les établissements de crédit n'ont sollicité que 364,2 milliards de FCFA. Une semaine plus tard, le 18 mai, la demande s’est de nouveau redressée pour atteindre 426 milliards de FCFA pour une offre recalibrée à 500 milliards de FCFA.
Cette évolution irrégulière atteste que les établissements financiers de la zone ajustent au jour le jour leurs trésoreries selon les impératifs de leur clientèle et les opportunités du marché interbancaire secondaire. Les statistiques historiques révèlent par ailleurs une nette détente comparativement aux pics de stress de trésorerie constatés au cours de l'exercice précédent. Les sollicitations bancaires globales avaient dépassé un premier palier de 650 milliards de FCFA en septembre 2025, avant de grimper successivement à 700 milliards puis 800 milliards de FCFA en octobre 2025. En pérennisant cette dotation de 500 milliards de FCFA, la banque centrale évite un alignement automatique sur les variations de court terme, arbitrant en faveur d'un équilibre strict entre le soutien au crédit productif et la maîtrise des risques inflationnistes d'origine monétaire.
BCN
Floyd Miles
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