Cemac : 400 milliards de FCFA pour le financement des grands projets structurants
Dernière mise à jours il y'a 3 moisLa Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a accordé un appui inédit d'un montant de 400 milliards de FCFA à la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). Ce financement vise à stimuler la relance économique dans la sous-région.
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Les économies de la CEMAC ont du mal à relancer leurs investissements publics dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes. C'est à cet la BEAC a choisi de donner un signal fort avec une injection exceptionnelle de liquidité d'un montant total de 400 milliards de FCFA, visant à renforcer la capacité d’intervention de la BDEAC, principal bras financier du développement sous-régional.
Le dispositif s’articule autour de trois leviers essentiels : la libération anticipée du capital souscrit par la BEAC en tant qu’actionnaire de la BDEAC, la mise en place d’un compte courant d’associés pour renforcer la liquidité opérationnelle et le relèvement du plafond de refinancement, permettant à la BDEAC d’élargir son portefeuille de prêts. L'objectif quant à lui étant d'accélérer le financement d’infrastructures majeures (routes, ports, aéroports, énergie, numérique) dans les six économies de la sous-région.
Dans une sous-région où le déficit d’infrastructures demeure un frein majeur à la compétitivité, cette décision s’inscrit dans la stratégie de diversification et d’intégration économique défendue par les chefs d’État de la CEMAC. Pour les six pays de la CEMAC, cette aubaine pourrait dynamiser la mise en œuvre de projets structurants longtemps en attente faute de financement. Une véritable bouffée d'oxygène.
Toutefois, l’expérience de la BDEAC dans la gestion des financements régionaux appelle à la prudence. De nombreux projets passés ont été entachés de retards, de surcoûts, voire d’opacité. C’est pourquoi les deux institutions ont insisté sur la nécessité d’un pilotage rigoureux, fondé sur la transparence et la performance.
Le succès de cette initiative dépendra donc de deux conditions clés : une exécution stricte et traçable des projets financés, un renforcement de la gouvernance interne de la BDEAC, pour garantir l’efficacité des décaissements et éviter toute dérive.
En débloquant une telle enveloppe, la BEAC ne se contente pas d’injecter des fonds : elle réaffirme son rôle stratégique dans la transformation économique régionale. Cette synergie BEAC–BDEAC pourrait marquer un tournant dans la politique de développement de la CEMAC, si elle parvient à mettre ensemble, ambition, discipline et rigueur financières.
BCN
Floyd Miles
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