Assainissement des FINANCES PUBLIQUES : LE FMI VEILLE
Dernière mise à jours il y'a 10 moisAccompagné par l’institution financière de Breton Wood, le gouvernement camerounais poursuit sa politique de consolidation budgétaire. Un effort sur plusieurs fronts concédé en échange de 835 millions de dollars de financements sur quatre ans en 2021.
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Conjuguant à la fois une optimisation des dépenses courantes de l’Etat et une hausse des recettes publiques, encore trop faibles, pour alléger le poids de la dette dans le PIB, qui devrait continuer de porter ses fruits en 2025. Cela passe d’abord par une baisse des transferts à destination des ménages, avec la suppression progressive de la subvention sur les carburants (0,9 % du PIB en 2023), et une modération de la croissance des salaires, qui comptent pour 20,4 % du budget de l’Etat en 2023.
En parallèle, la poursuite des réformes fiscales, dirigées vers une meilleure prise en compte du secteur informel (30 % du PIB pour une contribution fiscale inférieure à 5 %), devrait permettre d’assurer une meilleure mobilisation des revenus non pétroliers (seulement 13,5 % du PIB en 2023), leur pendant étant sur le déclin. Ces mesures, plutôt modestes en réalité, sont majoritairement destinées à financer la hausse des dépenses en capital (3,9 % du PIB en 2024), indispensables pour accélérer sur les projets d’investissement.
En conséquence, le déficit public devrait légèrement diminuer en 2025, s’approchant de l’équilibre, si bien que le poids de la dette publique dans le PIB, détenue à 69,1 % par des créanciers extérieurs en 2023, devrait lui-aussi encore s’alléger, bien en-deçà du seuil communautaire de 70 % du PIB prescrit par la CEMAC. Le Cameroun conserve un déficit structurel de sa balance courante, entretenu par la baisse des exportations de produits pétroliers et la persistance des dépenses d’importation de biens et surtout de services (liées au fret de marchandises et au développement du secteur extractif).
Pourtant, le dynamisme des exportations de gaz naturel, de produits miniers et de cacao, malgré la baisse des prix mondiaux, devrait quand même permettre de réduire un petit peu le solde négatif de la balance commerciale en 2025. D’autant que la mise en service du barrage de Nachtigal refoulera également les besoins en carburants importés pour la production d’électricité. La contrepartie étant que le solde des revenus primaires, largement déficitaire à cause des rapatriements de dividendes et de bénéfices des compagnies gazières et minières (le plus souvent étrangères), ne sera que partiellement compensé par l’accroissement des transferts de la diaspora, composante essentielle des revenus secondaires. In fine, le déficit du compte courant devrait plus ou moins se maintenir, en 2025, au même niveau qu’en 2024 par des jeux de compensation, même s’il reste vulnérable à la volatilité des marchés des matières premières.
ADO
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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