Affaire Glencore : Transparency International se désolidarise de Akere Muna
Dernière mise à jours il y'a 6 heuresLe débat sur l'intégrité du secteur extractif prend une autre tournure au sein de la société civile. À la suite des déclarations de l'ancien bâtonnier Akere Muna, le Conseil d’administration de la branche camerounaise de Transparency International (TI-C) a rompu le silence.
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Dans une mise au point rigoureuse, l'organisation clarifie la nature des relations entretenues avec la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH). L'enjeu dépasse la simple querelle de clocher : il s'agit de légitimer une démarche de diagnostic de gouvernance dans un contexte encore marqué par les ondes de choc du scandale Glencore.
La direction actuelle de l'organisation, sous l'égide de Maître Njoh Manga Bell Henri, tient à marquer une frontière entre l'action institutionnelle et les engagements individuels. La section nationale souligne que les opinions de personnalités n'exerçant plus de responsabilités exécutives, et impliquées dans l'arène politique, n'engagent en rien la structure. Pour les dirigeants de l'ONG, l'intervention auprès du géant pétrolier public relève d'une mission classique de plaidoyer technique. La collaboration vise à passer au crible les procédures internes pour instaurer une transparence accrue, une méthode déjà éprouvée auprès d'entités comme la Direction Générale des Douanes ou Nachtigal Hydro Power Company.
Face aux interpellations liées aux révélations internationales de corruption, Transparency International Cameroun rappelle son rôle de sentinelle au sein du Comité National ITIE. Le rejet d'une Assemblée Générale Extraordinaire, telle que réclamée par l'ancien président de la section, s'appuie sur la conviction que la lutte contre la corruption exige des audits rigoureux plutôt que des déclarations d'intention. L'objectif affiché demeure la transformation des structures publiques par une surveillance citoyenne active. En s'invitant au cœur des mécanismes de fonctionnement de la SNH, l'organisation prétend agir de l'intérieur pour garantir l'imputabilité des réformes, loin de l'agitation liée aux prochaines échéances électorales.
Le bras de fer illustre la complexité du positionnement des organisations non gouvernementales dans un environnement où l'expertise technique côtoie souvent la stratégie politique. La publication des termes de l'accord avec l'opérateur historique des hydrocarbures reste, pour les critiques, le juge de paix de l'indépendance réelle de la section camerounaise. Pour l'heure, l'institution maintient sa ligne celle qui affirme que le diagnostic constitue un outil de réformes profondes, et non une forme de compromission.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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